RGPD et IA générative : le guide de conformité pour les pros
Utiliser ChatGPT ou Claude avec des données clients vous expose. Base légale, transferts hors UE, secret professionnel : le guide RGPD de l'IA générative, et la solution locale.
Pourquoi l'IA cloud est un casse-tête RGPD
Envoyer des données personnelles à une IA cloud américaine déclenche toute la mécanique RGPD : qualification du fournisseur en sous-traitant, clauses contractuelles types, analyse de transfert hors UE, information des personnes concernées, et inscription au registre de traitement. Le tout pour chaque outil, chaque usage, chaque service.
Et même ce dossier parfaitement tenu ne protège pas du Cloud Act : la CNIL et le CEPD rappellent régulièrement que les garanties contractuelles ne neutralisent pas une loi extraterritoriale.
Les trois questions à se poser avant chaque usage
Avant de coller un contenu dans une IA cloud, trois questions suffisent à qualifier le risque :
- Ce contenu contient-il des données personnelles ou couvertes par un secret (professionnel, affaires, médical) ?
- Mon registre de traitement documente-t-il cet usage, avec ce fournisseur, pour cette finalité ?
- Puis-je démontrer à la CNIL que le transfert hors UE est encadré — et assumer qu'il reste soumis au Cloud Act ?
L'IA locale : la conformité par construction
Avec une IA locale, la quasi-totalité de ces obligations disparaît : pas de sous-traitant, pas de transfert, pas de clause à négocier. Le traitement reste interne, comme n'importe quel logiciel installé sur vos machines. Le registre se résume à l'usage interne d'un outil maîtrisé.
C'est la raison pour laquelle les professions réglementées — avocats, experts-comptables, professionnels de santé — constituent la première clientèle des stations IA Local : la conformité n'est plus un dossier à maintenir, c'est une propriété de l'architecture.
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